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« Maints rameaux subtils » : Les échos artistiques du Faune de Mallarmé

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  • 12-08-2016
  • Exposition

Prolongation jusqu'au 12 février 2017

Le musée départemental Stéphane Mallarmé vous propose de redécouvrir le poème l ’Après-midi d’un Faune à travers ses différentes représentations artistiques.


Pierre-Yves Trémois, lithographie tirée

de L'Après-midi d'un faune,

ADAGP Paris 2016

En 1864, Mallarmé écrit à son ami Henri Cazalis : « Si jamais je mets un petit faune au monde, il sera légitime. ». L’histoire est celle d’un faune qui, dans le cadre méridional d’un paysage sicilien, entre veille et assoupissement, voudrait s’emparer de deux nymphes. L’intermède héroïque imaginé par le poète reçoit un accueil mitigé. Néanmoins, Mallarmé choisit, en 1876, d’en publier une édition de luxe avec les illustrations de son ami Édouard Manet. C’est la naissance d’un petit personnage dont la sensualité débordante va nourrir l’imaginaire des artistes.

D’abord Claude Debussy, en 1894, s’empare du sujet et livre son prélude, puis Vaslav Nijinsky propose en 1912 un tableau chorégraphique à l’antithèse des pas de danse académique. Qu’ils soient ou non contemporains de Mallarmé, des artistes évoluant dans des disciplines artistiques différentes, créent désormais des œuvres qui, résonnant comme en écho au texte fondateur, font date et deviennent à leur tour source d’inspiration. Ainsi, les interprétations de Paul Gauguin et Ker-Xavier Roussel cohabitent avec celles de René-Louis-Émile Bignon, Pablo Picasso, Pierre-Yves Trémois, Albert Ayme mais aussi de Charlie Chaplin et plus récemment du groupe de rock Queen, du chorégraphe Thierry Malandain, et du styliste Rick Owens.

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