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Histoire et présentation

Les collections du musée départemental Stéphane Mallarmé proviennent de l'achat de la maison et d'une partie du mobilier aux descendants du poète. Depuis son acquisition en 1985, le Conseil général de Seine-et-Marne mène une politique d'acquisition active afin de compléter les fonds du musée.

L'achat de 1985

Le fonds constitutif

Photographie du secrétaire de Mallarmé

La chambre de Stéphane Mallarmé,
Coll. MDSM, Vulaines-sur-Seine

© Yvan Bourhis

C'est en 1985 que le Département de Seine-et-Marne achète aux descendantes du poète la maison et une partie de son mobilier. Cette acquisition a été possible grâce au soutien de l’Académie Mallarmé, et avec le concours de la Région Ile-de-France et du Ministère de la Culture (Directions des Musées de France, du Patrimoine et du Livre).
Cet achat comprend aussi la bibliothèque française et la bibliothèque anglaise de Stéphane Mallarmé, incomplètes.

Le mobilier acheté représente la majeure partie de ce qui est visible aujourd’hui dans les collections permanentes et comprend des pièces très importantes comme la table des mardis littéraires, le cabinet japonais, la photographie de Mallarmé par Nadar...

Les acquisitions depuis 1985

Les acquisitions onéreuses

Photographie de la sculpture de bois de Gauguin intitulé l'après-midi d'un faune

Paul Gauguin, L’Après-midi d’un faune,
c. 1892, Inv. 995.5.1,
Coll. MDSM, Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

Depuis 1985 le département de Seine-et-Marne s’attache à compléter le fonds du musée, par une active politique d’acquisitions active.
Ainsi des ouvrages contemporains de Mallarmé, qui lui ont été dédicacés, ont pu être acquis par le musée et revenir prendre place dans la bibliothèque du poète.
En 1989, avec l’aide de l’Etat, la très célèbre correspondance d’Edouard Manet à Stéphane Mallarmé au sujet du Corbeau d’Edgar Allan Poe et de L’Après-midi d’un Faune, a été acquise.
En 1995 une autre acquisition majeure a été celle du bois sculpté de Gauguin, L’Après-midi d’un Faune, avec l’aide de l’Etat et de la Région : la sculpture offerte par Gauguin au poète a ainsi rejoint les quelques pièces encore présentes de la collection d’art de Mallarmé aujourd’hui malheureusement en grande partie dispersée.
En 2012 enfin ont pu être acquis auprès d’une descendante 90 ouvrages de la bibliothèque du poète. Des manuscrits de Mallarmé ont aussi été achetés, comme le poème autographe Les Fleurs en 1998, et des éditions originales rares comme Les Poésies de Mallarmé illustrées par Matisse en 1932, ouvrage acheté en 2001, ainsi que des dessins tels qu’un portait de Julie Manet et Paule Gobillard par Berthe Morisot.

Les dons

Photographie de la toile Hérodiade de Spadavecchia

Liliana-Beatrix Spadavecchia,
Hérodiade, huile sur toile, 2006-2007,
Inv. 2008.6.1, Coll. MDSM,

Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

Parallèlement à la politique d’acquisition onéreuse du musée, les collections se sont trouvées enrichies par plusieurs dons : châle porté par Mallarmé sur la célèbre photographie de Nadar, coupures de journaux sur le poète, autorisation accordée au poète d’avoir un canot sur la Seine à Valvins, brevet d’officier de la légion d’honneur du grand-père du poète, poupée et lanterne magique de Geneviève Mallarmé, écope du bateau de Mallarmé, petits objets japonais lui ayant appartenu, bible du poète, cahiers d’écolier de son fils Anatole, photographies d’amis de Mallarmé,…

Des dons ont aussi été faits par des artistes contemporains suite à une exposition de leurs œuvres au musée, comme Brigitte Simon, Anita de Caro, Jean-Pierre Thomas, L.B.Spadavecchia, J.N.Laszlo, etc...

La collecte

En 2005, le musée a pu collecter une édition espagnole de l'autobiographie de Mallarmé, laissée sur la tombe du poète à Samoreau, hommage émouvant d’un admirateur anonyme.