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"L’Après-midi d’un faune" par Paul Gauguin

Paul Gauguin offre à Stéphane Mallarmé cette sculpture en bois de tamanu en 1893 à l’issue de l’exposition de ses œuvres de Tahiti organisée chez Paul Durand-Ruel. Il remercie ainsi le poète qui l’a aidé en 1891 à financer son voyage. Mallarmé installe l’œuvre sur le buffet de son appartement parisien où elle reçoit le surnom familier de « la bûche ». Cette œuvre est présentée sur le palier du 1er étage.

L’influence de la mythologie polynésienne


Paul Gauguin, L’Après-midi d’un faune,
c. 1892, Inv. 995.5.1,
Coll. MDSM, Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

Inspirée de la mythologie polynésienne, cette sculpture en très bas-relief fait partie d’un groupe de sculptures en bois que Gauguin réalise lors de son premier séjour à Tahiti.

Elle représente deux divinités de la mythologie polynésienne, Te Fatu et Hina. Elle incarne les recherches de Gauguin sur l’art océanien.

L’hommage à L’Après-midi d’un faune de Mallarmé


Dessin de Nymphes pour illustrer l'après-midi d'un faune de Mallarmé

Edouard Manet, Illustration pour
L’Après-midi d’un Faune
, 1876,
Inv 985.342.1, Coll. MDSM, Vulaines-sur-Seine
© Yvan Bourhis

Offerte à Mallarmé, l’œuvre change de sens.
Te Fatou se transforme en faune et Hina en nymphe. La statuette devient un hommage à L’Après-midi d’un faune de Mallarmé, poème composé de 110 vers, publié en 1876 avec des illustrations de Manet. Grande œuvre symboliste, le poème marque toute une génération. Il inspire Claude Debussy pour son Prélude à l’Après-midi d’un faune achevé en 1894.

Pour Mallarmé, cette musique de Debussy « prolonge l’émotion » de son poème et « en situe le décor plus passionnément que la couleur » en allant plus loin « dans la nostalgie et dans la lumière, avec finesse, avec malaise, avec richesse… ». En 1912, Nijinski crée un ballet sur la musique de Debussy.