Flash info
Fermeture du musée
Le musée Stéphane Mallarmé est actuellement fermé au public. Réouverture du 2 mai au 14 juillet 2026. Réservation pour les groupes toute l'année sous réserve de disponibilité par mail ou par téléphone.
Exposition
Du au
Modalités : Entrée libre
Tarification : Droit d'entrée au musée
Née d’une résidence de recherche mêlant rencontres, archives et gestes partagés, l’exposition prend forme au contact de l’œuvre de Stéphane Mallarmé avec de jeunes adolescent·e·s. Elle s’active dans plusieurs lieux. Les œuvres apparaissent, se déplacent ou s’éclipsent, en configurations provisoires, toujours en mouvement.
À travers sa démarche artistique singulière — plumes géantes, réflecteurs photographiques détournés, dispositifs sensibles — l'artiste Émile Kirsch intervient comme un révélateur du réel en ponctuant les espaces de ses artefacts poétiques pour offrir une nouvelle perception des lieux et des collections.
Au rez-de-chaussée, Constellationˢ se déploie comme une partition ouverte. Mallarmé imaginait un dispositif collectif, orchestral, où l’auteur est un opérateur de possibles.
Certaines pièces dialoguent avec la page, la ponctuation, le blanc ou l’idée de constellation. D’autres font exister un presque rien : un éclat, une suspension, une relation entre plusieurs éléments.
Les élèves du Collège Arnaud Beltrame participent à cette mise en jeu par l’écriture, la réparation, l’activation ou la lecture. Ici, rien n’est donné d’avance : le regard circule, relie, compose.
À l’étage, les pièces habitées par Mallarmé ne sont pas restituées : elles sont rejouées. L’exposition entre en dialogue avec le quotidien. Objets, fragments et œuvres invitées ponctuent l’espace sans le recouvrir. Ils déplacent l’attention et transforment la manière de voir les chambres, les meubles, les usages.
Pour Mallarmé, le quotidien peut devenir rituel, arrangement, cérémonie discrète. Dans cette partie du parcours, les œuvres s’inscrivent dans cette tension entre la vie ordinaire et l’intensité poétique. Ce qui compte n’est pas seulement ce qui est montré, mais ce qui se joue entre les choses : un écart, une correspondance, une présence presque imperceptible.
Dans le jardin, les œuvres composent avec l’air, le vent, la lumière, les vers du poète et les variations du jour. Réflecteurs, éléments suspendus, formes discrètes ou posées au sol entrent en relation avec le végétal et avec les déplacements des visiteurs.
Ici, rien n’est complètement stable. Certaines formes se révèlent selon l’heure ou la position du regard. D’autres tiennent à peu de chose. Le jardin devient un espace d’attention mouvante, où l’apparition importe davantage que la permanence.
Tout au long de l’année scolaire, l’artiste travaille dans un atelier ouvert sur la cour du Collège, faisant des pauses méridiennes et des heures de permanence des temps informels d’expérimentation, de transformation et de transmission. La constellation continue hors du musée, dans l’espace public lors de voyages et de lieux investis durant la résidence.
Résidence de création 2025–2026 au Musée Stéphane Mallarmé et au Collège Arnaud Beltrame, soutenue par le Département de Seine-et-Marne (Médiathèque départementale 77) avec la participation de la Maison Février, l’Atelier Aymeric Le Deun, l’ESAT Ménilmontant, l’Atelier Elsa Ancía, et d’artistes — en correspondanceˢ.
Constellationˢ se déploie en champ de forces, sans hiérarchie ni centre. Chaque élément existe avec ce qu’il aimante, reflète ou accueille.
Émile Kirsch est un artiste multidisciplinaire basé à Saint-Denis. Sa pratique s’attache aux gestes discrets, aux formes fragmentaires et aux situations collectives, en composant avec les ressources et les contextes existants.
Ses installations spontanées et éphémères prennent forme dans l’espace public. Par des actions minimes et des assemblages fragiles, il fait émerger des récits situés et invite à renouveler l’attention portée aux lieux et à ce qui les traverse. Son travail privilégie l’expérience, le jeu et la transmission. Il interroge les notions d’auteur, de signature et de pluralité, où le sens émerge du faire ensemble et circule dans la relation.
Adolescent, sa rencontre avec Yves Bonnefoy le conduit vers l’œuvre de Stéphane Mallarmé. Il y découvre que la suggestion et le flou peuvent devenir la condition d’un dialogue : accepter le mystère ouvre la possibilité de recréer du sens à plusieurs. L’œuvre du poète accompagne sa démarche, ponctuant l’espace — dans le mouvement et l’instabilité des formes.